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Feuille Evangile pour dimanche 15 septembre 2019

                         

      Pour une réflexion personnelle ou avec les membres d'un groupe

Rencontre ''Halte-Evangile'' Vendredi 13 septembre, 20h00 au presbytère d'Ungersheim   

 

Feuille Evangile Interne pour dimanche 15 septembre 2019 - 24° dimanche du temps ordinaire C

Luc 15, 1-10 – lecture brève –

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «  Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire: « Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue » Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièce d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce quelle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : » Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue » Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

Commentaires et clefs de lecture :

Au point de départ du chapitre 15 un nouveau repas. Mais cette fois, Jésus accueille – peut être à sa propre table, chez lui – publicains et pécheurs ( au sens social et religieux de ce dernier terme ) et il mange avec eux. Les pharisiens et les scribes, gens de la bonne société, réprouvent ce geste qui brise les barrières traditionnelles conformes à la sagesse biblique ( Proverbes 1, 1-15 ) et, ils récriminent - ‘’grondent’’ - ( comme en Luc 5, 30-32 )

Les deux paraboles ( comme la troisième qui suit en 11-32 ) établissent un lien étroit entre le comportement de Jésus et l’attitude de Dieu ; elles sont soudées par les thèmes de la joie et de la conversion et par l’expression ‘’ ce qui était perdu est retrouvé ‘’ 

Les deux paraboles, celle de la brebis perdue et celle de la pièce d’argent perdue, ne s’intéressent pas à la façon dont la perte s’est produite, et même les retrouvailles appartiennent au passé. L’insistance porte moins sur la recherche, que sur l’appel réitéré à partager la joie.

Ces deux paraboles identifient ce qui était perdu au pécheur. Le repentir du pécheur ne pourrait se produire si Dieu n’allait pas préalablement à sa recherche. « Les quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » : peut être une remarque ironique à l’adresse des pharisiens et des scribes qui devraient savoir qu’ils ont, eux aussi, besoin de se convertir. 

Les deux paraboles soulignent à l’extrême le prix que Dieu attache à chaque individu qui se tourne vers lui. La fréquentation des exclus par Jésus se trouve justifiée par la pratique de Dieu lui-même. 

Et aujourd’hui ?…. :A partir de l’attitude de Jésus, des deux paraboles et de leur interprétation, nous pouvons dire : « Aucun être humain n’est jamais irrémédiablement perdu puisqu’il est continuellement recherché par quelqu’un qui l’aime »

Pensons à notre propre chemin de croyant : nous avons, peut être, été recherché et trouvé par Jésus-Christ à un moment donné ? Pensons aussi à des personnes qui, un jour, ont été comme recherché et trouvé par Jésus-Christ….

La fréquentation des exclus par Jésus : nous sentons-nous appelés à le suivre sur ce chemin ?

Si oui, quelles expériences avons-nous faites ? De quelles ‘’avancées’’ ou conversions avons-nous été témoin ? Qu’avons-nous ressenti devant les changements chez telle ou telle personne ?

Il y a aussi à ‘’s’effacer’’, à ‘’lâcher prise’’ : si quelqu’un change en mieux, vit des ‘’avancées’’, des conversions, nous ne pourrons jamais nous l’attribuer entièrement, mais si nous estimions y avoir contribué, reconnaissons surtout l’action de l’Esprit-Saint, chez nous comme chez l’autre !