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Feuille Evangile pour dimanche 10 novembre 2019

                         

  Pour une réflexion personnelle ou avec les membres d'un groupe

1° ) vendredi 8 novembre, à La Source Nouvelle 9  à 12 h : temps d’oraison et de méditation, puis réflexion à partir d’un texte 12 h : repas en commun, 14 h : Eucharistie, puis réflexion et échanges à partir de la Feuille –Evangile jusqu’à environ 16 h  - On peut participer au matin ou à l’après-midi ou à toute la journée
 
2° ) vendredi 8 novembre au presbytère d’Ungersheim, 20 à 22 h : Halte-Evangile

Feuille Evangile Internet pour dimanche 10 novembre 2019 - 32° dimanche du temps ordinaire -. - Année C - Luc : 20, 27 à 38 

En ce temps-là, quelques sadducéens - ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s'approchèrent de Jésus, et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit: si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse, mais pas d'enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.

Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.

Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là , duquel d'entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’on eue pour femme ? -

Jésus leur répondit: “ Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui”

Le contexte de ce temps : clefs de lecture :

Des sadducéens, membres d’un ‘’parti conservateur’’ que fonda le grand prêtre Saddock, font une lecture littérale ( fondamentaliste ) de la Loi de Moïse, dont ils privilégient les cinq livres au détriment des Prophètes et des Ecrits.

Estimant que la foi en la résurrection des morts n’est pas fondée dans la Loi, ils la refusent comme une innovation – foi qui s’est affirmée clairement qu’autour de 165 avant Jésus-Christ, dans le contexte du soulèvement maccabéen,

Cf le 1er et 2ème livre des Maccabées ; l’histoire des Israélites, fidèles à la loi, qui furent mis à mort.

Ces sadducéens savent que Jésus, avec les pharisiens et la grande majorité du peuple, croit en la résurrection.

Pour montrer l’absurdité de cette foi, ils posent un cas d’école en se référant à la loi du lévirat ( loi qui tombera en désuétude au 1er siècle ) qui autorise un homme à épouser sa belle-sœur, lorsqu’elle est veuve et sans enfant, afin de susciter une postérité à son frère défunt. C’est une conception de la résurrection qui la présente comme la continuation de la vie d’un homme dans ses enfants, d’où la nécessité d’avoir une descendance.

La réponse de Jésus est en deux parties ; récusant les représentations populaires et rabbiniques, parfois grotesques, sur la conditions des ressuscités, il dit d’abord qu’il y a une différence radicale entre la vie terrestre et la vie de ressuscité.

Puis il y a l’expression ‘’ semblables aux anges’’ pour affirmer que la résurrection est une transformation radicale de l’être humain qui, comme les anges, le mettra en présence du Dieu vivant.

Et dans le contexte actuel ?

Après la Fête de tous les saints et le jour de prière pour les fidèles défunts, cet Evangile interroge radicalement notre foi : «  que croyons-nous ? »

Nous disons : « je crois à la résurrection de la ''chair''  » ?- Comment le comprenons-nous ? – pour l'interpréter correctement, faisons une recherche sur internet –

Nous disons aussi : «  J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir » Qu'est-ce que ça veut dire pour nous ?

Jésus, dans sa conclusion, a affirmé que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, et que tous vivent pour lui. Comment cette parole ‘’résonne-t-elle’’ en nous ?

A quoi nous appelle-t-elle ? Si, d'aventure, quelqu'un nous demande si nous croyons à la résurrection, comment essayons-nous de rendre compte de notre foi  de façon compréhensible ?...il ne suffit pas de dire que c'est ''le mystère de la foi''….‘’ Être des vivants qui vivent pour Dieu’’… comment et pourquoi estimons-nous l’être ?