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Feuille Evangile pour dimanche 16 juin 2019

 

                   

Pour une réflexion personnelle ou en groupe

Rencontre '' Halte-Evangile'' vendredi 14 juin 2019, 20h00 au presbytère d'Ungersheim

Feuille Evangile internet pour dimanche 16 juin 2019 - La Sainte Trinité – Année C - Evangile de Jésus-Christ selon St Jean, 16, 12-15 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : * « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu'il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L'Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » 

* : Le début de ce qui est sous le titre : « Derniers entretiens de Jésus » dont ce passage fait partie, se situe après le dernier repas et commence par : « Quand il ( Judas ) fut sortit, il ( Jésus ) déclara » ( Jean 13, 30 ) 

Commentaires et clefs de lecture 

Jésus a donné l'essentiel de la révélation, simplement l'Esprit fera comprendre ce qui s'est passé ( fera comprendre le sens de ce qui s'est passé ). L'Esprit fera ce que Dieu faisait déjà dans l'ancienne alliance : « guider le croyant vers la vérité » - : « Dirige-moi par ta vérité, car tu es le Dieu qui me sauve » :du psaume 25, v 5.  

Cette conduite vers la vérité n'est pas seulement, et pas d'abord, une acquisition de connaissances, elle est intelligence pratique et existentielle ( chemin pour l'existence ) de la Bonne Nouvelle.  

Cette tâche nous ouvre des voies : c'est à travers nos choix et les risques que nous acceptons de prendre, que l'Esprit nous conduit vers la vérité tout entière. 

Il nous donne d'être vrai dans ce que nous vivons, d'entrer plus avant dans la connaissance de Jésus, de rencontrer en vérité Dieu le Père.  

L'Esprit, c'est Dieu qui vient à notre rencontre, à la fois tout proche et à distance, respectant notre liberté. Grâce à l'Esprit, nous ne sommes pas prisonniers de modèles à reproduire, mais appelés à inventer et à créer du neuf avec lui, tout en ne rejetant l’ancien ( en ne nous coupant pas de nos ‘’racines’’ )  

L'Esprit fera connaître ce qui va venir, non pas en prédisant l'avenir ou en apportant une nouvelle révélation inutile après Jésus, mais en l'éclairant à l'aide du mystère de Jésus.  

L'Esprit continue ce que Jésus a fait : révéler aux hommes le mystère de Dieu. Etant le dernier mot de Dieu aux hommes, Jésus reste en partie une question pour les hommes et c'est l'Esprit qui nous ouvre à l'intelligence de son mystère pour peu que nous y réfléchissions. 

La fin de ce passage d'Evangile ( en italique ) est trinitaire : L'Esprit reprend ce que le Fils a été et a apporté et qui vient du Père. En définitive, c'est dans le Christ, interprété par l'Esprit, que le mystère de Dieu se dévoile  

Et aujourd'hui ? 

Comme ''axe'' de réflexion, nous avons : « Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière » 

Nous laisser conduire par l'Esprit ''guide actif'', vers la vérité tout entière, d'où quelques conditions :  

- ne pas croire, ou prétendre, d'y être arrivé ( à la vérité) ou pire, de la posséder en quelque domaine que ce soit 

- accepter d'être en chemin avec d'autres et ce quelque soit notre responsabilité ou statut ecclésial ; nous sommes tous des baptisés en marche

- choisir et prendre des moyens adéquats ( journaux, revues, livres,… ) pour rester en phase avec la réflexion actuelle – donc, ne pas croire que des connaissances bibliques, théologiques et autres nous en dispenserait ou nous donnerait une quelconque ''supériorité'' – et si nous en avons, ( des connaissances ) avoir à coeur de les mettre à la disposition de tous, les utiliser comme des ‘’outils’’ pour le bien de celles et ceux avec qui nous sommes en relation.

Une réflexion à partir de l'Evangile du 16 juin 2019 – La Sainte Trinité – Jean 16, 12-15

Dans ce passage d'Evangile il n'y a pas le terme Trinité, car au moment de sa rédaction ce mot était inconnu ; par contre on peut y lire, avec notre connaissance de la Trinité, son action, le mouvement qu’elle crée : un mouvement de progression sur un chemin, c’est bien suggéré par la parole du Christ : ‘’ quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité toute entière ‘’ arrêtons-nous à la notion de conduire, synonyme de guider, l’Esprit qui conduit, qui guide. 

Quand on visite un lieu ou une région on fait souvent appel à un guide, soit c’est une personne qui connaît et qui explique, soit c’est un écrit qui présente et explique, retenons ces deux moyens ; dans certains cas, il faut les deux : les conseils d’une personne qui fait office de guide et – ou - la consultation d’écrits.

Comparons avec notre chemin de foi : nous y avons besoin de l’Esprit qui nous conduit, nous guide et en même temps besoin d’écrits : Évangile, revues, livres....

L’Esprit de vérité, l’Esprit-Saint ne peut rien faire de valable en nous, comme dans l’Eglise, si nous, nous ne faisions rien, si nous ne mettions pas en œuvre nos capacités de réflexion, si nous négligions de prendre les moyens à notre disposition pour nourrir, entretenir, éclairer notre foi. 

En résumé, en condensé, cela donne ceci : ‘’ avoir la foi, croire, c’est : grâce aux paroles de Jésus-Christ, connaître le Père en se laissant conduire, guider par l’Esprit - vivre en fidélité à ce qu’on découvre ainsi - et prendre les moyens d’approfondir ce qu’on est amené à connaître.

‘’ connaître ‘’ : ce mot revient deux fois dans notre page d’Évangile ; si l’on consulte le dictionnaire, on y lit : connaître : avoir la notion la plus juste d’une réalité - avoir une relation avec quelqu’un, avoir une bonne pratique de quelque chose - être habile, expert dans une matière - et je me risque à ajouter un sens qui ne figure pas dans le dictionnaire : connaître comme : ‘’ co-naître ‘’ ; ‘’ naître avec ‘’ 

Tous ces sens ont quelque chose à voir avec notre croire en Dieu, en Jésus-Christ et en l’Esprit-Saint, en un mot avec notre ‘’ croire en la Trinité agissante ‘’ avec un complément indispensable qui nous concerne tous, et qui dépend de chacun de nous : ‘’ faire connaître ( partager ) à l’autre, aux autres, ce qu’on connaît ( en ayant conscience que ce n’est pas définitif a absolu ) dans le but de faire circuler, de faire réfléchir en vue de permettre la naissance du vrai, du bénéfique, du neuf pour tous et pour chacun, pour la portion d'Eglise, peuple de Dieu, que nous sommes dans un lieu donné : rue, quartier, commune...

Pour ne pas être une structure à maintenir en vie artificiellement ou à réanimer, mais une portion d'Eglise, une groupe, une assemblée de croyants, nous avons besoin, de faire régulièrement le point : à quoi tenons-nous au niveau de la vie d'un mouvement, d'un groupe, d'une paroisse et pourquoi ? quel sens a ce que nous tenons pour indispensable ? 

qu’est-ce qui constitue la mission du mouvement, du groupe, de la paroisse  dont nous sommes membre? comment l’assurer, avec qui ? qui appeler et comment ?

Voilà le genre de questions qui peuvent servir à faire de temps en temps une relecture ou un bilan en fin d'année pastorale ou au moment de fixer des orientations au début d’une nouvelle.

Fêter la Trinité, c’est être et entrer dans une relation, dans un mouvement, c’est s’entre-tenir dans une communion formée par Dieu le Père, Jésus-Christ le Fils et l’Esprit-Saint.

Nous tenir dans le souffle de leur communion, de leur entretien, devrait nous empêcher de nous satisfaire de l'état des choses dans lesquelles nous évoluons, mais nous appeler à répondre en paroles, en actes et en décisions réalistes ( et réalisables ) aux défis du présent.

La condition incontournable étant: créer et entretenir un dynamisme, une ambiance fraternelle, une réflexion permanente et y associer tout un chacun en tenant compte de ses possibilités réelles, ce qui nous amène à voir le tout de la vie de quelqu'un.

Une question qui est aussi, à mon avis, à se poser de temps en temps, et ce quel que soit notre responsabilité ecclésiale : dans ma façon de conduire ma vie de chrétien, d'assumer la mission qui découle de mon baptême ou de mon ordination est-ce que je suis un chrétien consommateur ou aventurier, un propriétaire gérant des biens spirituels ou un ‘’ouvreur’’ de chemins ?