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Feuille Evangile pour dimanche 20 janvier 2019

   

Pour une réflexion personnelle ou en groupe constitué

Vendredi 18 janvier 2019 - Rencontre: '' Puiser à la source de la parole de Dieu'' dans les locaux de La Source Nouvelle à Hartsmannwiller: à 14 h, Eucharistie puis échange et réflexion à partir de la feuille Evangile    

 

Feuille Evangile internet pour dimanche 20 janvier 2019 - 2ème dimanche du temps ordinaire - Evangile de Jésus-Christ selon St Jean, 2,1-11 

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. 

Or, on manqua de vin; la mère de Jésus lui dit : “Ils n’ont pas de vin”. Jésus lui répond: “ Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue.” Sa mère dit à ceux qui servaient : “Tout ce qu’il vous dira, faites-le” 

Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs; chacune contenait deux à trois mesures d'eau ( C'est-à-dire environ cent litres ). Jésus dit à ceux qui servaient : “ Remplissez d’eau les jarres” Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit:” Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas” Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait le vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. 

Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit: “ Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant”. 

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. 

Commentaires et clefs de lecture : L’évangéliste a composé le début de la vie publique de Jésus sur la base de 7 jours – Allusion aux 7 jours de la création du Livre de la Genèse. Avec Jésus, c’est une nouvelle création qui commence. 

Le récit des noces de Cana commence par : «  Or, le troisième jour…. » Trois jours après la promesse faite à Nathanaël et, dés lors 7 jours après la scène de Bethanie ( le baptême de Jésus ) C’est donc le 7ème jour que Jésus manifeste sa gloire : ‘’ la gloire ‘’ comme ‘’le rayonnement du don bienfaisant de Dieu’’  

Le mot ‘’ heure’’ : signifie le moment de la manifestation de la gloire divine de Jésus ; il s’agit le plus souvent de l’heure de la croix en tant qu’elle marque le passage dans la gloire ( 12, 23.27 et 13.1 ) Il est écrit : « Ils n’ont PAS de vin » référence au vin de l’Alliance ( le vin du Royaume éternel : cf paroles de l’offertoire )  

Six jarres d'eau pour les ablutions rituelles : six : le symbole de l’inachevé, de l’imperfection : 7 : symbole de l’accomplit, de la perfection… 

Les noces de Cana : références aux noces divines : par sa venue Jésus ‘’épouse’’ l’humanité et à ces noces là le vin ne manque pas 

Et aujourd’hui ? :  

Le récit des Noces de Cana a ‘’plusieurs niveaux ‘’ : 

La venue de Jésus dans la condition humaine pour ‘’épouser’’ l’humanité telle qu'elle est. 

Le mystère de l’Eucharistie avec le pain de la Vie et le vin du Royaume éternel : cf '' la présentation du pain et du vin'' qui est, et c'est dommage, souvent ''passée sous silence'' car la quête est faite en même temps… pour gagner du temps ? 

Notre relation, notre adhésion à la ‘’personne ‘’ du Christ. : Est-elle : à l’image d’épousailles ? Est-elle une relation confiante dans l’amour réciproque ? 

Pour alimenter notre réflexion, personnelle ou en groupe, nous avons la parole de Marie à ceux qui servaient : «  Tout ce qu'il vous dira, faites-le ! » - on en retrouve un écho dans la prière eucharistique n° 2 : « nous te rendons grâce, car tu nous as choisit pour servir en ta présence »  

Que nous soyons laïc, diacre, prêtre, '' nous servons'' au long des jours... que nous ''dit'' le Christ pour et dans l'exercice de notre service ?  

Il nous ''parle'' à travers l'Evangile comme à travers les dialogues, les convictions, les questions, les interpellations de nos semblables : qu’entendons-nous ? qu’en retenons-nous ? qu'en faisons-nous ? 

Une réflexion à partir de l'Evangile du dimanche 20 janvier 2019, Jean 2, 1-11  

Dans le lectionnaire l’introduction est passe-partout  : ‘’ En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana en Galilée ‘’, mais en lecture continue de l'Evangile selon St Jean, le début est plus significatif : ‘’ Or, le troisième jour, il y eut une noce à Cana, en Galilée ‘’ Le troisième jour : c’est trois jours après la promesses faite à Nathanaël et 7 jours après la scène de Béthanie : le témoignage de Jean-Baptiste. L’Evangile de St Jean s’ouvre ainsi par une semaine symbolique ; comme la Genèse, qui aboutit à la première manifestation de la gloire de Jésus, la gloire étant ‘’ce qu’il est - ce qu’il ''pèse’’.  

Les Noces de Cana, sont ainsi le signe de la Nouvelle Alliance, le vin du Royaume ne manquera pas, l’eau des ablutions rituelles étant le signe de la première alliance, autre signification complémentaire, le signe réalisé le 3° jour se situant dans une semaine de 7 jours, 7 : le symbole de la plénitude, de l’achevé - l’eau étant dans 6 jarres, 6 : chiffre symbolique de l’inachevé - l’ensemble du récit montre comment, en Jésus, se fait le passage du judaïsme à quelque chose de nouveau qu’on appellera plus tard le christianisme. Le maître du repas, comme le marié d’ailleurs, n’arrive pas à accueillir cette nouveauté, il se contente de se tourner vers le passé et de redire ce qui se fait d’habitude.
Ce signe accomplis par Jésus est un appel à passer, sans cesse de l’ancien au nouveau, du passé à l’actuel et puis aussi, et surtout, même avant tout, à nous mettre et à nous remettre à l’écoute du Christ qui nous parle à travers l’Évangile, certes, mais, en même temps, à travers les événements, à travers les autres ; la parole de Marie que Jean a placé ici, ce n’est pas par hasard : ‘
’ Tout ce qu’il vous dira, faites-le ! ‘’, nous orienter vers le Christ, voilà son vrai rôle. - ‘’ Faire ce que le Christ nous dit ? ‘’ c’est le point de repère qui vaut pour chaque chrétien, chaque groupe de chrétiens, pour chaque mouvement, pour chaque paroisse et sous ce titre,, la lettre de St Paul aux Corinthiens ( 2ème lecture du jour, Co, 12, 4-11 ) est un bon développement : l’apôtre a réagit à une situation : dans la communauté de Corinthe se vivait des rivalités , des tensions et des divisions, pour des questions de préséances, de pouvoir, de prestige, de susceptibilité, à cause de l’ancienneté sûrement et de l’importance que certains s’attribuaient, alors Paul intervient et rappelle que si les dons de la grâce sont variés c’est le même Esprit qui en est la source, dans la communauté, les activités, les rôles et les missions sont variées, mais ce qui doit guider chacun, c’est d’exercer sa responsabilité en vue du bien.!  

C’est la référence fondamentale pour toute l’Église et chaque groupe d’Eglise, pour chaque baptisé quel qu’il soit, et bien sûr pour chaque chrétien assumant un rôle, une responsabilité, dans un groupe, dans un mouvement, dans une paroisse et une communauté de paroisses. 

Pour l’existence et la vitalité de toute communauté, ce qui est premier, ce qui est central, c’est le Christ, pas le diacre ou le prêtre ; le fondamental, c’est le lien avec Jésus-Christ : ce lien se fait et se refait de trois façons différentes et complémentaires : je les cite dans le désordre : l’assemblée eucharistique ou de prière, le témoignage au quotidien, la prière personnelle et la méditation de l’Evangile : le défi c’est de le vivre de la façon la plus équilibrée possible. 

Chaque chrétien a, de par son baptême, reçu et reçoit les dons de l’Esprit-Saint en vue du bien ; dans tout groupe, toute communauté, les activités sont variées, tout le monde ne fait pas la même chose ; c’est la diversité des capacités et des activités qui est un bien à entretenir, à nourrir, à ‘’construire’’ en permanence.  

Ce ''bien'' désigne aussi ce qu’il faut pour garder notre foi vivante et agissante, ainsi que tout ce qu’il faut pour qu’une communauté, un groupe de communautés, ait la vitalité nécessaire pour assumer sa mission : la catéchèse des enfants, des jeunes et des adultes, c’est-à-dire : proposer la foi : la proposition des sacrements, parmi eux l’eucharistie, le service de la charité envers les pauvres et les malades.  

Dans le passage de la lettre de St Paul aux Corinthiens, il n’est pas question du prêtre en tant que tel parce qu’en son temps cela n’existait pas comme aujourd’hui ; si par le baptême nous sommes tous membres du peuple sacerdotal : celui qui reçoit l’ordination est envoyé par l’évêque au service de ce peuple pour qu’il l'aide à vivre sa mission et l’ordonné est aidé par le peuple à vivre son ministère.