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Une réflexion à partir de l'Evangile du 10 novembre 2019

 

Une réflexion à partir de l'Evangile du 10 novembre 2019 – Luc 20, 27-38-

Avec cette page d’Evangile on peut faire le lien avec des questions bien actuelles  . Qu’y a-t-il après la mort ? Que devient-on après la mort ? Y-a-t-il une vie après la mort ? ou encore « Y-a-t-il un ‘’Au-Delà’’ ? Ce dernier terme s’est répandu il y a plus d’un siècle pour évoquer ce que l’on n’osait plus trop nommer « la vie éternelle » 

La foi en la résurrection n’est pas apparue d’un coup en Israël : si vous parcourez la Bible, vous vous rendrez compte qu’il a fallut environ 10 siècles pour qu’elle mûrisse et soit confessée.

Au temps de Jésus, la foi en la résurrection des morts n’était pas partagée par tout le monde, les pharisiens y croyaient fermement, mais, à l’époque, on pouvait très bien être un juif pieux sans croire à la résurrection des morts, c’était le cas des sadducéens ; pour justifier leur refus de la résurrection, et montrer qu’une telle croyance conduit à des situations inextricables, ils ont inventé cette histoire de la femme aux sept maris et mis Jésus au défi de s’en sortir.

Aujourd’hui, si quelqu’un nous met au défi et nous interroge : «  Êtes-vous sûr de ce que vous dites, croyez-vous à la résurrection de ceux que vous avez connu et qui sont morts, en avez-vous des preuves ? » Quelles sont nos éléments de réponse ?

Que ceux et celles que nous avons connu vivent pleinement en Dieu, par-delà le passage de leur mort physique, si nous le croyons, nous ne pouvons pas le prouver ; nous n’avons que notre foi qui s’enracine dans la parole et la foi des apôtres, tels que nous le redonne les Evangile et les écrits du Nouveau Testament, nous avons aussi notre propre cheminement avec, de temps en temps, des temps forts où nous avons fait l’expérience de la rencontre avec le Christ. 

Autour de nous, parfois dans nos relations, des femmes et des hommes ont d’autres convictions que nous, cherchent des réponses dans d’autres croyances, ou ne se posent pas de questions du tout ; en premier, nous leur devons une écoute respectueuse, afin d’entrer en dialogue avec eux, de témoigner sereinement, de notre foi en Jésus-Christ, de la nourrir, de l’approfondir, par la lecture de l’Evangile et de revues, de livres, qui nous aident à le comprendre et à nous l'approprier.

Aucun passage de l’Evangile, aucun écrit du Nouveau Testament ne nous décrit comment a eu lieu la résurrection de Jésus, ni où et comment se déroule la vie auprès de Dieu mais nous y trouvons quelque chose d’unique : l’amour de Dieu pour tous les humains, ‘’ Dieu est amour ’’ a écrit St Jean - et toute l’histoire biblique en est marquée : Dieu a fait alliance avec les hommes, une alliance d’amour dont les écrits de l’Ancien Testament nous relatent l’histoire tel que des croyants l’ont compris 

Si Dieu s’est ainsi lié d’amour aux hommes, amour qui s’est pleinement révélé en Jésus-Christ, est-il pensable que cet amour pour tout être humain soit juste pour quelques dizaines d’années et qu’après ce soit le néant ? la mort peut-elle mettre fin à l’amour de Dieu pour nous ?

La parole du Christ nous répond : ‘’ Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour Lui ‘’ - cette parole est au présent : elle suggère que l’univers de la résurrection ne se situe pas uniquement ‘’après’’ notre vie telle que nous la connaissons, mais que ‘’ la vie éternelle’’, la ‘’résurrection’’ est déjà une dimension de notre existence présente, - donc, même si nos mots, nos paroles, sont limitées et pauvres, pour rendre compte de notre foi en la résurrection, en la vie pleine en Dieu, nous pouvons déjà être, par notre façon de conduire notre vie, par notre façon d’être avec et envers nos semblables, des signes certes imparfaits, mais des signes vivants de la résurrection. 

Par cette réflexion, je ne prétend pas avoir fait ''le tour de la question '', mais juste donné des éléments de réponse liés, en partie, à mon histoire. A chacun de vivre sa foi, en cherchant à la nourrir, à la conforter tout en étant attentif aux questions et doutes de ceux et celles avec qui nous sommes en relation et capable de dialoguer sereinement avec eux.