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Une réflexion à partir de l'Evangile du 12 janvier 2020

 

En complément de la Feuille Evangile Internet :

une réflexion à partir de l’Evangile du 12 janvier 2020 – Mt, 3, 13-17

Un jour, nous avons été baptisé, au nom du Père et du Fils et de l’Esprit-Saint : à ce moment-là, nous avons été ‘’plongé’’, c’est le sens du mot ‘’baptisé’’, plongé dans la foi en Jésus-Christ, plongé dans le mouvement de renouvellement, de nouvelle création inauguré par lui…

Dans l’Evangile il y a la parole « Il vit l’Esprit de Dieu de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui » allusion au Livre de la Genèse qui parle de l’Esprit de Dieu planant sur les eaux lors de la création du monde : image très forte qui exprime la signification, la place et surtout l’oeuvre de l’Esprit-Saint qui continue son action, dans le monde, dans notre vie, dans la vie de l’Eglise et dans toute célébration : le rôle de l’Esprit y est exprimé tout au long, et tout particulièrement dans chaque prière eucharistique. 

Dans la première partie de la Prière eucharistique n° 2 « Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le Corps et le Sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur » et dans la deuxième partie de cette même prière : « Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps»  

Sans son action, le pain et le vin de l’Eucharistie ne serait rien, sans sa présence et son action notre assemblée ne serait que l’assemblée générale d’une amicale ou d’une association et les paroles et les actes de notre vie qu’une mise en œuvre d’un règlement. 

L’action de l’Esprit-Saint : qu’en discernons-nous ? qu’en découvrons-nous ? dans la vie du monde, de l’Eglise, de nos frères et sœurs humains, dans la nôtre ? 

Dans la page du Livre des Actes des Apôtres ( 10, 34-38 ) qui est lue ce dimanche, il y a un critère de discernement  : « Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit-Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui »

Jésus-Christ continue de passer, dans la vie du monde, dans la nôtre, il continue à y faire du bien, de bonnes choses, à guérir, à libérer de tout mauvais pouvoir…. 

Dans notre vie ? qu’est-ce que son passage produit de bénéfique ? de quoi nous guérit-il ? de quoi nous libère-t-il ?

De par notre baptême, nous sommes comme entraînés, par l’Esprit-Saint, à agir dans le sens de ce qu’a fait le Christ : là aussi, nous pouvons en faire une relecture, une évaluation : où est-ce que je ‘’passe’’, au sens propre comme au sens figuré ? dans quels lieux de vie, de rencontres, de réflexions, de décisions ? Qu’est-ce que j’y dit et fait de bon, de bénéfique ? 

Est-ce que je contribue, même modestement, à guérir, à libérer, de pouvoirs mauvais ? Sur ce plan, soyons conscients que les meilleures choses, nous ne les faisons pratiquement jamais exprès…

Dans l’Evangile, nous avons la réaction de Jean, qui n’a pas compris le sens de la démarche, de l’initiative de Jésus ; ce dernier l’appelle à le laisser faire, «  car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » 

Ce que Jésus affirme ainsi, c’est, entre autre, se faire à l’idée d’un Messie qui s’inscrit dans l’histoire de son peuple, qui s’en fait solidaire pour le guérir, le sauver, l’orienter vers Dieu pour vivre sous le régime de l’Alliance…. 

Par conséquent, pour nous, en tant que baptisé, vivre sous le régime de cette ‘’justice’’, c’est, encore et toujours, nous ‘’inscrire’’, de différentes façons, dans l’histoire humaine, dans la société civile, dans nos relations avec nos frères et soeurs en humanité, dans un esprit d’écoute et de dialogue avec eux ; bref, c’est être, en permanence, des pratiquants.