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Une réflexion à partir de l'Evangile du 17 mai 2020

 

PAS DE HALTE EVANGILE EN MAI ET EN JUIN, REPRISE EN SEPTEMBRE  

Une réflexion à partir de l’Evangile du 17 mai 2020 – Jean 14, 15-21 ( c’est l’homélie de 2011 remaniée )  

Dans ce passage, l’accent est mis sur l’amour, sur la fidélité aux commandements, sur l’Esprit de vérité - l’ensemble n’est pas d’un abord très facile  : Jésus savait sûrement ce qu’il voulait faire comprendre à ses disciples : on peut supposer la même chose de Jean qui a mis les paroles de Jésus en forme pour les redonner aux croyants de son temps - mais nous, qu’en retenons-nous, en quoi l’une ou l’autre parole nous touche-t-elle ? nourrit-elle notre foi ? nous donne une orientation de vie ? 

Aimer Jésus, c’est être fidèle à ses commandements : quelle(s) parole(s) de Jésus nous guide plus particulièrement ? ou oriente le plus fortement notre vie ?  

Dans les Evangiles comme dans tous les écrits du Nouveau Testament, nous n’avons pas, d’une façon détaillée, pour toutes les circonstances de la vie, d’indications exactes de choses à faire, ou à ne pas faire, mais de tous ces écrits se dégage une orientation, un chemin de vie,  

En fin de cette page d’Evangile, nous avons comme un fil conducteur pour notre vie de chrétien : Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui.  

C’est comme la toile de fond de notre passage d’Evangile : aimer, garder ( et donc pratiquer ) les commandements, pour que Dieu, pour que le Christ puisse se manifester à nous ...  

Le terme « commandement » peut nous heurter, car nous le traduisons par « il faut – ou : c’est obligé de faire ceci ou cela. »  être, et rester fidèles aux commandements à un double sens : c’est garder en mémoire ses paroles et les mettre en pratique, et, ce que j’ai lu un jour dans un livre : « c’est nous rendre fidèlement aux rendez-vous que Jésus nous propose, de nous entretenir avec lui afin de vivre en amitié avec lui » - c’est donc autre chose qu’une bonne information théorique ou qu’un bon enseignement religieux, c’est tisser une relation vivante avec lui  

Au début de cette page d’Evangile, il est aussi question de la prière de Jésus au Père pour qu’il donne à ses disciples un autre Défenseur qui sera pour toujours avec eux –  

Jean est le seul des quatre évangélistes à désigner ainsi l’Esprit-Saint : le mot défenseur vient du langage juridique grec, parfois il est traduit par paraclet, ce qui signifie : «  celui qui est appelé auprès de quelqu’un pour le conseiller, l’assister, le réconforter... »  

C’est par le don de ce Défenseur, de l’Esprit de vérité, que Jésus revient vers ses disciples : c’est sa Nouvelle Présence ( qui n’est donc pas lié uniquement à l’Eucharistie ) c’est par le don de l’Esprit-Saint qu’il vient vers nous.  

On pourrait dire et donc croire que Jésus par le don de sa vie, par sa mort et sa résurrection, a accomplit totalement le salut des hommes, que c’est définitif et qu’il n’y qu’à l’en remercier, à le prier et à se laisser vivre.. mais voilà, le Christ désire que les hommes soient responsables de leur vie, il ne veut pas de marionnettes qu’il manipulerait, - il appelle les croyants ; il nous appelle à le reconnaître aujourd’hui comme Celui qui sauve le monde du mal sous toutes ses formes : le mal, c’est tout ce qui contraire à l’amour du prochain » : Jésus-Christ sauve du mal et il nous appelle à collaborer à son action pour nous libérer du mal, en étant fidèle à ses commandements, c’est-à-dire en désirant être et en décidant d’agir en fidélité avec l’ensemble de son message : sur ce chemin-là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne risque pas de s’ennuyer.