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Une réflexion à partir de l'Evangile du 1er août 2021

Quelques réflexions à partir de l'Evangile du dimanche 1er août 2021 : Jean, 6, 24-35 Cette page d’Evangile, est un passage du chapitre 6 où, de 1 à 59, Jean présente Jésus comme le Fils qui donne aux hommes la vie du Père Dans le contexte historique de Jésus, il est évident que ce discours, de 24 à 35, sur le pain ne pouvait signifier directement l’Eucharistie. Il s’agit donc de la révélation personnifié par l’homme Jésus, écrit après Pâques, avec des mots fortement marqués par la pratique de l’Eucharistie. Tout le chapitre 6, surtout de 16 à 59, est un discours qui évoque en même temps la foi et l’eucharistie.. Une fois, ce texte situé, nous sommes devant des questions : « Qu’est-ce que ce récit vient nous dire aujourd’hui ? En quoi est-il bénéfique de s’y arrêter ? Quelques réflexions : a) Il y a l’affirmation de Jean, qui écrit quelques 60/70 ans après la résurrection de Jésus , que le pain qui donne la vie au monde, c’est Jésus lui-même ; nous pouvons penser que pour avoir part à la vie de Dieu il est donc indispensable de communier, c'est vrai, mais n’oublions pas qu’il ne suffit pas de communier lors de la célébration de l’Eucharistie, il est tout aussi indispensable que la démarche de communier signifie notre choix de nous laisser habiter et transformer par la vie de Dieu qui est un don : si ce don ne nous fait pas réfléchir, s’il ne provoque pas en nous de changement, s’il ne nous appelle pas à relire notre vie pour y voir ce qu’il y a à vivre autrement, à réorienter, est-ce que nous aurions vraiment communié ? Et puis, si en dehors de la communion eucharistique nous ne serions pas le mieux possible en communion humaine avec nos semblables, est-ce que nous serions vraiment en communion avec Jésus-Christ ? b) « Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle... » - pris au pied de la lettre cette parole peut apparaître comme une invitation à se détourner des tâches terrestres et à s’occuper uniquement de ce qui concerne notre foi. Il y a que, plus que jamais, l’Eglise insiste sur la prise en compte des réalités terrestres et sur les tâches terrestres qui sont de la responsabilité des hommes - relue et interprétée en lien avec les événements actuels, la parole de Jésus est sûrement un appel à travailler, à nous engager dans les réalités terrestres et en même temps à nourrir notre foi en lui. c) A la fin, il y a la parole que Jean met dans la bouche de Jésus : «  Moi, je suis le pain de la vie, celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif », autrement dit : il nous comblerait, mais nous constatons que nos faims et nos soifs dans le domaine affectif et spirituel sont toujours présentes en nous. Arrêtons-nous à ces faims et ces soifs qui sont en nous et demandons-nous comment les ordonner de façon bénéfique pour nous-mêmes et pour ceux et celles avec qui nous sommes en relation : avoir faim et soif d’amitié, d’affection, de bienveillance, c’est bon ; mais il ne faudrait pas que nous rêvions de pouvoir les combler entièrement, nous risquerions fort de devenir ‘’envahissant’’ pour les autres ; les manques, et même les inévitables frustrations, que nous ressentons nous rappellent la faim et la soif d’amitié que peuvent ressentir nos semblables. Nos faims et soifs de relations tonifiantes et nourrissantes sont donc à laisser ‘’toucher’’ par le Christ pour éviter qu’elles ne deviennent tyranniques envers autrui, - dans un autre passage de l’Evangile, il nous appelle à aimer : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » - c’est le mot « comme » qui est très important ! Il nous renvoie à relire dans les Evangile, comment et de quelles façons Jésus a manifesté son amour pour ceux et celles qui venaient à lui. Comme réflexion à faire et à refaire, disons-nous : « Toutes mes faims et toutes mes soifs, pour qu’elles soient bénéfiques, pour moi comme pour autrui, sont à nourrir, à étancher, en n’oubliant pas que je suis appelé à me nourrir de la vie, de l’amour, que m’offre Dieu. Quand nous demandons, en priant le «  Notre Père » : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » - pensons à toutes les faims et soifs qui existent en nous et autour de nous, et à tout ce qui, en partie, les apaise ; Cette réflexion est à continuer par chacun...