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Une réflexion pour dimanche 19 septembre 2021

Une réflexion à partir de l’Evangile du dimanche 19 septembre 2021 – Marc 9, 30-37 Pour une réflexion, je pars de la lettre de St Jacques, la deuxième lecture, ( 3, 16-4,3 ) et de l’Évangile de ce dimanche. Dans sa lettre, St Jacques épingle des faits de son temps, il s’adresse à des communautés chrétiennes, à des chrétiens, il les interpelle : «  d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous ? » parmi ces instincts, St Jacques en désigne deux : la jalousie et les rivalités ! En observant ce qui se passe autour de nous, on peut constater, en tous les lieux de vie, que la jalousie et les rivalités sont bien vivantes et qu’elles empoissonnent les relations entre les gens.... on le repère et on le pointe facilement chez les autres. En tant que chrétiens nous sommes des humains comme les autres, il est donc évident que nous avons aussi à être réaliste et lucide sur ce point : nous avons à lutter contre les instincts de jalousie et de rivalités qui sont à l’œuvre en nous et qui interfèrent dans nos relations humaines, y compris dans celles que nous vivons entre chrétiens, jusque dans la vie d’Eglise, dans la vie en paroisse, le pointer et le débusquer, c’est s’engager, revenir ou rester, sur le chemin de la conversion. Sur ce chemin, nous avons bien des prédécesseurs, par exemple : les disciples dont il est question dans l’Évangile, ce que nous amène à un deuxième point de réflexion : les disciples de Jésus sont bien des hommes comme les autres : Jésus essaye de leur faire saisir le chemin que lui pressent avoir à prendre et eux, en chemin, ne trouvent rien de mieux à faire que de discuter entre eux pour savoir qui était le plus grand ! Jésus leur donne une leçon de chose vivante : une parole illustrée par une image, celle de l’enfant : à cette époque, la portée de ce geste est révolutionnaire : prendre un enfant, l’introduire au centre du groupe des disciples et l’embrasser, tout cela allait à l’encontre des coutumes, : on ne portait pas de sollicitude particulière à l’égard des enfants, on les considérait comme des êtres insignifiants, incapables de parler et de raisonner vraiment, la coutume était de les rejeter, de les exclure de la communauté religieuse à cause de leur méconnaissance de la Loi – en ce temps, l’enfant est donc un exclu, un faible, un vulnérable et Jésus affirme que celui qui l’accueille., l’accueille lui Jésus qui se rend vulnérable et qui, par sa mort, sera mis au rang des exclus. La parole de Jésus: «  Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous » décrit en fait ce qu’il est en train de vivre, d’accomplir. Être le premier, s’entend ici comme le premier en service, en accueil de l’autre, du plus faible ; si quelqu’un a vécu parfaitement cette primauté, c’est bien Jésus lui-même et aucun de nous, ne peut prétendre l’imiter parfaitement. Être le serviteur de tous, être au service de tous, de n’importe qui, c’est la vocation de l’Eglise en tant que telle : sa puissance, son influence, ne se mesure qu’au service de l’humanité qu’elle assume et nous voyons bien à quelle conversion permanente elle est ainsi appelée et donc nous aussi qui en sommes les pierres vivantes et qui sommes appelés à être ‘’signes’’ d’Evangile en tous lieux. La vocation de servir c’est celle de toute paroisse, de tout mouvement apostolique, de toute association d’inspiration chrétienne et de chacun de ses membres, cette notion de service : être au service de l’Évangile, au service de la foi, au service de la rencontre du Christ, elle est centrale, elle est fondamentale pour une communauté chrétienne, pour une paroisse, pour un mouvement, pour une association, sinon ce serait un machin inutile à jeter dans la poubelle de l’Histoire ... Cette notion de service nous demande d’en discuter de temps en temps, d’y réfléchir personnellement et bien sûr aussi en groupe, dans les différentes instances dont nous sommes membres, en étant attentifs à toutes les facettes de la mission qui nous est confiée. Comme aux disciples, un retournement nous est toujours demandé, ce retournement, je le résume ainsi : Les gens ne sont pas pour l’Eglise , c’est l’Eglise qui est pour eux Les gens ne sont pas pour une paroisse, pour un mouvement, pour une association c’est l’inverse ! Et, quelle que soit notre état de vie, laïc, religieuse, religieux, diacre, prêtre, il est bon de se redire : les gens ne sont pas ‘’pour moi’’ , c’est moi qui suit pour eux, pour être signe d’Evangile, signe de la Présence du Christ.. en tout cas, par Lui, nous y sommes appelés J’ai conscience que c’est vite dit, mais je crois que c’est ainsi que nous marcherons, même si c’est en boitant un peu, à la suite du Christ serviteur