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Une réflexion à partir de l'Evangile du 24 avril 2022

Une réflexion à partir de l’Evangile du 24 avril 2022 – Jean 20, 19-31 L’auteur de cet Evangile, dans l’ensemble du récit, montre comment l’irruption imprévue, de Jésus au milieu des disciples a permis le cri du cœur de Thomas : un cri de foi - il fait aussi référence aux nombreux signes, non mis par écrit, que Jésus fit en présence des disciples et de leur but : permettre de croire au Christ ressuscité et d’avoir ainsi la vie en son nom. La première réaction de l’apôtre Thomas est aussi celle de nombre de nos semblables : « Si je ne vois pas, non, je ne croirais pas » et ils ont raison : s’il n’y a rien à voir, il n’y a aucune raison de croire – Et qu’est-ce qu’ils peuvent voir ? Qu’est-ce que tout le monde peut voir ? Ce qui est visible, ce sont des Eglises Chrétiennes de toutes confessions qui se référent à l’événement fondateur qu’est la résurrection de Jésus de Nazareth, ce sont des millions de baptisés qui, à travers le monde, croient en sa présence, le célèbrent et en témoignent au quotidien. Ayons bien conscience que nous sommes en chemin à la suite du ressuscité ; par sa Parole que nous accueillons et méditons, par sa Vie donnée que nous recevons dans la célébration eucharistique, nous sommes renouvelés, puis envoyés pour, dans le quotidien, continuer de témoigner de lui. La parole de Thomas : « Si je ne vois pas, non, je n’y croirais pas » nous interpelle: « Qu’est-ce que nous donnons à voir ? » Qu’est-ce que les indifférents, les mal-croyants, les non-croyants en Dieu, en Jésus-Christ, peuvent voir ? Voient-ils des hommes, des femmes, qui combattent le mal sous toutes ses formes : intolérance, racisme, rejet de celui qui est différent de par son origine, sa culture, sa religion ? Au fond, c’est assez sensé de dire : « je ne crois que ce que je vois », si des hommes et des femmes voient des hommes et des femmes qui, là où ils vivent, contribuent à faire exister la compréhension entre les gens, à faire respecter la dignité de chaque être humain, participent à la lutte contre les injustices, sont solidaires des autres, cela peut, éventuellement, leur donner à réfléchir. Nous ne pourrons jamais convertir qui que ce soit, mais nous pouvons, par nos paroles et nos actes, par notre façon d’être et de vivre, leur permettre de voir que nous essayons d’être des pratiquants du message du Christ. Si notre témoignage devant des enfants, des jeunes et des adultes est important, il n’a pas d’efficacité immédiate ni automatique, ils ont besoin de réflexion personnelle et avec des membres d’un groupe, de la manifestation du Christ dans leur vie et de reconnaître que c’est bien Lui - que ce ne sont pas des illusions - leur « oui » est indispensable à un moment donné, même s’il n’est pas définitif car il sont, comme nous, en chemin, avec ce qu’il comporte de lenteurs, d’hésitations, d’avancées, d’élans, de doutes, de questions et ainsi de suite… c’est une aventure qui continue...