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Une réflexion à partir de l'Evangile du 15 janvier 2023

Une réflexion à partir de l'Evangile du dimanche 15 janvier 2023 – Jean, 1, 29-34 Comme les autres évangélistes, Jean fait précéder la mission de Jésus par la mission de Jean le Baptiste qui, à un moment donné, a baptisé Jésus. Dans ce passage, l’évangéliste fait allusion à ce moment. Une autre particularité; après l’introduction de son Evangile par le prologue, qui est l’Evangile du jour de Noël, ( Jn, 1, 1-18 ) il a construit le début de la mission de Jésus comme une semaine qui rappelle la semaine symbolique de la création. Un rapide rappel : Jean-Baptiste dit à ceux qui l’interrogent : je ne suis pas le Christ ( le Messie ) mais il est déjà au milieu de vous : c’est le 1er jour  - le lendemain, il désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu : c’est le 2° jour - le lendemain, il le redit et deux de ses propres disciples suivent Jésus : c’est le 3° jour - le lendemain, Jésus appelle Philippe à le suivre et il parle à Nathanaël et 3 jours après le dialogue avec Nathanaël, donc le 7° jour, c’est le premier signe fait par Jésus aux noces de Cana. - lire de Jn 1, 19-51 à 2, 1-12 - Au cours de cette semaine symbolique, saint Jean donne à Jésus tous les titres : ‘’Christ, Messie, Agneau de Dieu, Fils de Dieu’’, que les 3 autres évangélistes lui donneront progressivement dans leur récit. Encore un aspect important : le baptême de Jésus se situe en l’an 27 et la rédaction finale de l’Evangile selon St Jean a lieu autour des années 95 à 110 environ - entre les deux dates il y a la mission de Jésus, sa mort et sa résurrection, la naissance de l’Eglise avec la réflexion à partir de la vie, des paroles et actes de Jésus, du sens de sa mort, du mystère de sa résurrection et de sa présence. Pour les auditeurs venant du Judaïsme la parole : ‘’ Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ‘’ était claire, avant Jésus et en son temps, au temple de Jérusalem on offrait des agneaux en sacrifice pour la purification des péchés. et lors de la Pâque juive, avec le sang de l’agneau immolé, on marquait la porte de la maison en mémoire de la sortie d’Egypte et de la libération de l’oppression. - désormais ces sacrifices et ces signes sont inutiles, c’est Jésus-Christ qui les réalise. ‘’ Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, prends pitié de nous ‘’ chantons-nous avant la communion eucharistique ; nous reconnaissons ainsi en Jésus-Christ Celui qui enlève les péchés du monde - saint Jean a écrit en grec et le terme '' enlève '' a un double sens, il signifie à la fois : porter, prendre sur soi, se charger de... et emporter, enlever, faire disparaître. Si nous regardons le comportement de Jésus, ce n’est pas par un combat genre commando que Jésus enlève le péché et fait progresser le salut, la libération, mais c’est en se laissant atteindre par le mal qui atteint l’homme, en en subissant les conséquences jusqu'à la condamnation et la mort violente. Il se fait ainsi solidaire, lui le Fils de Dieu, de tous ceux qui sont méprisés, opprimés, rejetés, condamnés, tués. « Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, donne-nous la paix ! «  c'est la 3ème invocation, que nous échangions ou non un geste de paix lors d'une célébration eucharistique cette invocation appelle deux choses : la première, c’est que la paix, selon le Christ, est un don à accueillir, ‘’ c’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ‘’ a-t-il dit à ses disciples la deuxième, c’est que si nous prenons notre invocation au sérieux, si nous croyons à ce que nous disons ou chantons, elle nous revient en question : qu’est ce que je fais pour la paix, pour la compréhension mutuelle, pour le pardon, la réconciliation et le ''vivre ensemble'' dans les lieux où je rencontre d'autres ? Ces deux aspects donnent un sens particulier, un sens fort, lors d'une célébration à notre démarche de communion : s'avancer les mains ouvertes et vides pour recevoir, accueillir, sous l’humble signe du pain, Celui qui a donné sa vie par amour pour tous les hommes, et nous signifions ainsi croire en sa présence sous ce signe, croire en sa présence à travers sa Parole  ( l'Evangile proclamé ) dans l’assemblée qui célèbre: ce sont les 3  P : Parole, Pain, Peuple ; et sa présence est, de même, ‘’tous les jours’’... et cela, c'est encore une autre réflexion à faire.