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Une réflexion à partir de l'Evangile du 14 août 2022

Une réflexion à partir de l'Evangile du dimanche 14 août 2022 – Luc 12, 49-53 - Cette page d’Evangile est l’une des plus déconcertantes, les paroles de Jésus que Luc nous y redonne sont abruptes, rugueuses et apparaissent plutôt violentes Le feu : est une image pour parler de Dieu, dans la Bible c’est le feu qui consume les animaux offert en sacrifice - le feu du jugement de Dieu qui consume les mauvais et purifie les justes - pour Luc, le feu est le signe de l’Esprit-Saint. Le baptême, pour Jésus, c’est être comme plongé dans l’hostilité qu’il sent monter autour de lui – au temps de Luc, le baptême, c’est être comme plongé dans la mort et la résurrection du Christ, c’est être immergé dans la foi professée par l’Eglise. Jésus a dit apporter la division et non la paix : il n’incite pas à la division, mais il la constate : en son temps, déjà, en l’entendant et en le voyant agir, le division se faisait à cause de lui, certains disaient qu’il ne pouvait qu’agir au nom de Dieu, pour d’autres c’était au nom du chef des démons. Puis plus tard la division est vécue jusque dans les familles au moment des difficultés et des persécutions. par peur, des chrétiens renient leur foi, puis, quand les chose se calment, demandent à être réintégrés dans la communauté, mais ceux qui ont souffert à cause de leur fidélité s’y opposent, cette page de Luc est donc un constat : il relate ce qui se vit et il rappelle les paroles du Christ  C’est toujours actuel : la personne de Jésus-Christ suscite toujours débats et prises de positions, engagements et choix, adhésions et contestations - Et il en est de même en ce qui concerne la vie et la mission de l’Eglise, où il y a bien différents courants quant à la manière d’exprimer et de vivre la foi en Jésus-Christ et quant à la manière de le célébrer : et il y a tout ce qui touche, par exemple, au Concile Vatican II et aux changements qu'il a produit dans l’Église. A son sujet, les réflexions et les débats sont légitimes et enrichissants à condition que les argument employés soient vrais, constructifs, sans calculs, ni arrières pensées et que les discussions et réflexions se passent dans le respect mutuel, sans paroles blessantes et sans fanatisme Prolongeons l’image du feu : l’Esprit-Saint comme un feu, un feu qui éclaire, un feu qui par moment purifie en brûlant ce qu’il y a comme branches mortes dans notre vie de croyant et dans l’Eglise Le feu de l’amour de Dieu à répandre dans le monde, l’annonce de l’Evangile pour qu’il provoque la réflexion et la conversion des coeurs : c’est ce feu-là qui doit être entretenu et propagé en priorité, mais à la lecture de certaines réactions et prises de positions des milieux traditionnalistes et intégristes, comme d’ailleurs de certains écrits et déclarations de cardinaux conservateurs à propos des paroles, propositions et initiatives du pape François, on est en droit de se demander si c’est bien le feu de l’Esprit-Saint qui y est à l’œuvre. Et nous, personnellement, le feu de l’Esprit-Saint, ce feu allumé en notre vie par notre baptême, notre confirmation, notre consécration ou notre ordination, qu’en avons-nous fait ? qu’en faisons-nous ? - C’est un feu qui est pour embraser tous les domaines de notre vie de baptisé : - le feu de l’amour fraternel qui éclaire les débats et les dialogues - le feu qui brûle au cœur de ceux et celles qui oeuvrent pour un monde moins dur et plus humain – le feu qui nous fait désirer une Eglise qui manifeste de la compréhension envers les hommes – - c’est encore ce feu qui est désir de nous faire proche des autres – - le feu qui nous empêche de baisser les bras dans les moments difficiles Que tout feu renouvelle en nous notre volonté de continuer à dénoncer et donc à combattre tout ce qui est contraire à la dignité humaine et au respect du à tout être humain.