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5° dimanche de Pâques 14 mai 2017

Texte de base de l’homélie du 5° dimanche de Pâques Année 4 – 14 mai 2017 à Thann– Jean 14, 1-12

Je fais le choix de partir de la parole de Philippe « Seigneur, montre-nous le Père »  car nous avons, de la part de Jésus, une répartie très intéressante : «  Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père »

Connaître, voir Jésus et voir le Père…. c’est un double défi qui nous concerne, nous qui croyons en Jésus-Christ. Déjà, tout au début de son Evangile, l’évangéliste a précisé : «  Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, nous l’a dévoilé »

De Dieu, dans l’histoire, on a déjà fait tant d’images et de représentation: celui qui fait gagner une bataille, ou même la guerre, à ceux qui croient qu’il est avec eux, celui qui récompense les bons et punit les méchants…..

Dans un autre registre, dans l’Église  elle même: le courant intégriste comme d’ailleurs le traditionnaliste, va jusqu’à l’enfermer dans des rites, des formes de célébration et des formulations de prière qu’ils disent ”traditionnels” et donc à leurs yeux immuables.

Et nous, quelles images de Dieu, quelles représentations avons-nous déjà eu en nous ? .. et aujourd’hui ?

Qui donc est ce Dieu  qui est censé être le Père de tous ? quelque soit notre ancienneté dans la foi : 10, 20, 30, 40 ans ou plus, pourrions-nous prétendre le connaître de façon définitive ?

Cet Evangile m’a aussi fait penser à une autre conviction de St Jean, c’est dans l’une de ses lettres, je cite : «  Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toute chose » une façon de dire qu’il déborde de toute part ce que nous en pensons et ce qu’en pensent et disent les Eglises et les religions

J’en reviens à l’Evangile et à l’affirmation de Jésus : «  Celui qui m’a vu, a vu le Père » les Quatre Evangiles nous donnent de voir Jésus à travers ses paroles, ses faits et gestes et dans le même mouvement de voir le Père, entre autre par l’image qu’en donnent des paraboles racontées par Jésus : comme le père qui guette le retour de son fils parti au loin et qui l’accueille avec amour quand il revient – comme le maître qui remet une grosse dette à celui qui ne pouvait pas la rembourser . – comme le berger qui part à la recherche de la brebis perdue – comme le maître qui part en voyage et confie son bien à ses serviteurs pour qu’ils le fassent fructifier . Voilà pour le plus représentatif… en quoi ça rejoint ce que nous avons en tête comme représentation de Dieu ? Ou est-ce que, peut être, ça le conteste ?

Et je saute à la fin de notre passage d’Evangile : nous y avons l’affirmation de Jésus«  celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes »

de quelles oeuvres s’agit-il donc ? Avant tout du témoignage que les disciples, animés par l’Esprit dispensé par le Christ, donneront au monde.

Quel est notre témoignage ? En quoi consiste-t-il ?

Ceux et celles qui nous voient vivre, qui nous entendent parler, qui sont témoins de nos choix, engagements, comportements…quelle idée de Dieu peuvent-t-il, éventuellement, se faire ?

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