Homélie de Pentecôte 14 mai 2016

Pentecôte C à Pulversheim – samedi soir 14 mai 2016-

La Pentecôte, c’est maintenant.. oui, maintenant ; en entrée de cette célébration, nous avons bien chanté : Esprit de Pentecôte, souffle de Dieu, souffle d’amour, emporte-nous dans ton élan .. non ?

Alors, la Pentecôte c’est bien maintenant et dans la mesure que nous sommes bien connectés … connectés entre nous ….connectés aux réalités de notre société, et de même connecté aux adultes, aux parents, aux jeunes, aux enfants que nous connaissons, attentifs, avec bienveillance, à ce qu’il font et vivent, et bien sûr, connecté à l’Esprit-Saint qui lui, agit bien au-delà des contours visibles de l’Église

Nous pensons l’Esprit-Saint en termes d’inspiration, de discernement, d’intelligence dans la foi; c’est juste et vrai, et il se trouve que dans l’Evangile que nous avons écouté il y a encore un autre aspect qui a été mis en évidence, celui de l’amour : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole : mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui, et chez lui… »

Au matin de la Pentecôte à Jérusalem, quand les disciples ont été remplis de l’Esprit-Saint, c’est l’amour même qui les a envahis, c’est Dieu qui est amour !

Et de même, nous aussi : baptisés, confirmés, ordonné….notre humanité est appelé à être, en permanence, habité, par l’amour même de Dieu… non pas seulement pour en bénéficier personnellement, mais pour, en même temps, en imprégner notre façon de regarder nos semblables, de nous adresser à eux et ce quelque soit leur histoire de foi ou son apparente absence…

De temps en temps, nous avons intérêt à nous le redire : chaque être humain, quel qu’il soit, avec son histoire telle qu’elle est, a droit d’être aimé d’un amour qui soit signe de l’Amour de Dieu… on commence à se transformer seulement quand on se sent aimé, pas quand on est la cible de reproches, de remontrances, d’ergotages ou de propos mesquins ou !

Garder la Parole du Christ, ce n’est pas à la manière d’un gardien de musée, mais à la manière d’un jardinier : bêcher, retourner, travailler en permanence le terrain de notre vie pour la rendre perméable à la Parole qu’est Jésus-Christ

Une autre image: ‘’ce n’est pas être allongé sous un parasol à l’abri du vent, du soleil ou de la pluie de l’existence en lisant l’Evangile’’ mais c’est : “ Lire l’Evangile en marchant sur le chemin de la vie, avec d’autres, et affronter, comme eux et avec eux, le soleil, le vent, la pluie de l’existence humaine “

Pour conclure mon propos, un rapide tour par la lettre de l’apôtre Paul aux Romains, il a écrit : « sous l’emprise de la chair » – pour lui cela signifie : «  vivre de nos seules forces, dans les limites du raisonnement et des espoirs humains » son contraire c’est :  « sous l’emprise de l’Esprit » ce qui signifie : « nous laisser guider par l’Esprit et donc vivre, penser, parler et agir imprégné par le dynamisme de l’amour de Dieu » 

Paul a osé affirmer aux chrétiens de Rome : « vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous » ….« l’Esprit-Saint habite en nous … » alors veillons à être des chrétiens actifs de la communauté de paroisses qui est appelée à être au service de tous ceux et celles qui habitent sur son territoire

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