Homélie du 31 juillet 2016

18° dimanche du temps ordinaire – Année C – 30 07 2016 Ehpad St Antoine à Issenheim

Jésus, en partant d’une demande d’arbitrage à propos d’un héritage, a proposé à ses auditeurs de réfléchir au sens de leur vie : en vue de quoi faites-vous, en priorité, le plus d’efforts ? Et il a conclu la parabole par une parole un peu mystérieuse : «  Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu »

«  Être riche en vue de Dieu » .. ça m’a fait penser à la parole d’une chanson : « On n’est riche que de ses amis » …l’amitié, les relations cordiales, la fraternité comme richesse indispensable pour vivre vraiment…. Sans, bien sûr, négliger ou mépriser tous les moyens matériels nécessaires pour vivre….

Pensons aux relations que nous tissons et entretenons avec ceux qui nous entourent, avec ceux que nous connaissons, sont-elles riches d’amour, d’amitié, de cordialité, de sympathie ? Même, si parfois, c’est délicat ou même difficile avec certains…

«  Être riche en vue de Dieu » : s’employer, non seulement à soigner nos relations avec nos semblables, mais les vivre ”en Dieu” lui qui est amour …. que nos relations humaines avec les autres soient imprégnés par l’Evangile, Bonne Nouvelle pour tous… c’est simple, oui, mais ô combien exigeant pour tout chrétien… et encore bien plus pour ceux d’entre eux qui sont prêtres… et là je parle d’expérience…

une anecdote pour l’illustrer : il y a quelques années, en doyenné : rencontre des curés du coin, un débat avait porté, entre autre, sur les exigences à poser à ceux et celles qui faisaient une demande de sacrement, ou d’un autre genre…et il m’était arrivé de tempérer quelques propos en disant : «  oui, poser des exigences… mais des sensées et des réalistes… la vie des gens étant déjà assez compliquées, évitons d’y ajouter encore une couche avec des ergoties et des pinailleries qui n’ont rien à voir avec l’Evangile »

A la réflexion, cela est toujours bien actuel et nous concerne tous, nous qui sommes en train de célébrer cette Eucharistie qui est action de grâce, accueil du Christ dans notre existence – lui nous accueille en premier avec bienveillance, comment pourrions-nous affirmer être de ceux qui le suivent si nous n’avions pas, à son image, de la bienveillance envers ceux et celles qui viennent à nous ?

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