Je croyais

Jésus, tu m’as fait perdre bien des certitudes.

Je croyais au Dieu tout-puissant et, aujourd’hui,

je ne peux plus croire

qu’en un Dieu compatissant et vulnérable

un Dieu dont la force s’exprime dans la faiblesse,

celle de l’amoureux qui ne peut forcer l’amour de l’autre.

Je croyais au Dieu providence

qui veillait sur la bonne marche du monde.

Or, ce Dieu-là a trop longtemps servi à maintenir

en place le désordre établi par le capitalisme mondial.

Je crois aujourd’hui en un Dieu qui laisse aux hommes de construire ce monde à ses risques et périls,

mais en apprenant à vivre en frères.

Je croyais au Dieu fort,

au Dieu des armées de l’Ancien Testament.

Je ne crois plus aujourd’hui qu’au Dieu désarmé

plein de douceur et de pardon.

Je croyais à un Dieu sécurité

qui me servait d’assurance-vie.

Or ce Dieu-là m’a longtemps empêché d’accueillir

le Dieu imprévisible des disciples d’Emmaüs :

celui qu’on n’attend pas

et dont on repère le passage seulement après-coup.

 

Publié dans la Revue d’Animation Liturgique “Signes d’Aujourd’hui”

Texte de Jean GALISSON, prêtre ouvrier ( Mission de France )

Autres articles et écritures
Prier et réfléchir

Graine

En nous, Seigneur, comme une graine, tu déposes chaque jour l’espérance qui nous fait discerner dans les turbulences des événements les signes du monde à

Lire la suite
Qui suis-je ?

Où j’habite ?

Depuis avril 2011 j’habite dans la cité 4, elle fut construite dans les années 1928/1930 par les Mines de Potasse d’Allsace. La majorité des maisons

Lire la suite