Accueil » Annoncer Evangile » Une réflexion à partir de l’Evangile de dimanche 31 août 2025

Une réflexion à partir de l’Evangile de dimanche 31 août 2025

Une réflexion à partir de l’Evangile du dimanche 31 août 2025 – Luc, 14, 1, 7-14
La scène racontée par l’évangéliste est familière : Jésus, un jour de sabbat entre chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, il voit que les invités se mettent aux première places et il leur raconte une parabole, ayant trait au royaume de Dieu, se terminant par : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé », puis au pharisien qui l’a invité il recommande d’inviter des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles – donc ceux qui sont exclus des prières et des cérémonies au Temple – plutôt que des parents ou de riches amis.
A première vue, cela apparaît très éloigné de nos préoccupations actuelles, comme chrétiens nous avons bien d’autres défis à relever, mais comme la scène se passe chez un chef des pharisiens et que les convives devaient donc en être aussi, il est bon de relever le fait que les relations entre Jésus et les pharisiens furent un mélange de sympathie et de tension extrême de part et d’autre.
Sympathie, car les pharisiens étaient des gens bien sous tous les rapports. Le mouvement religieux pharisien a été fondé vers 135 avant Jésus-Christ et partait d’un désir de conversion.
Le terme ‘’pharisien’’ signifie ‘’séparé’’ et évoque un choix : le refus de toute compromission politique et de tout laisser-aller dans la pratique religieuse, deux problèmes à l’ordre du jour à l’époque.
Au temps de Jésus, leur ferveur et leur courage sont tout à fait respectables. Mais la meilleure conviction religieuse, mise en pratique, peut comporter un revers de la médaille : la rigueur d’observance peut engendrer une trop bonne conscience et même rendre méprisant ou intolérant envers ceux qui n’en font pas autant.
La loi et les pratiques religieuses risquent d’exclure des personnes et c’est cela qui explique souvent la sévérité de Jésus envers les pharisiens.
Sommes-nous pharisien ou chrétien ?
Ne répondons pas trop vite, relisons, pour ainsi dire, notre pratique : c’est-à-dire notre attitude envers des ‘’ pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles’’ – il y en a sûrement, parmi les membres de notre famille, parmi nos relations, autour de nous, non pas d’abord au sens propre, mais au sens figuré : en ce qui concerne leur façon de conduire leur vie, leur manière de vivre leur foi, d’être cohérent entre leur vocation de baptisé et leurs actes, d’assumer leurs responsabilités humaines au quotidien, leur vécu de couple, en famille, avec les joies, les préoccupation habituelles, leurs réussites, limites et échecs,
Comme chrétiens, disciples du Christ, nous sommes appelés à avoir, du moins à essayer d’avoir, le même regard sur les personnes que lui, un regard empreint de compréhension, un regard bienveillant qui accueille, qui redonne confiance – notre regard, notre attitude, nos paroles seront la réponse à la question : pharisien, séparé des autres ou chrétien, engagé avec et proche des autres et avant tout en ‘’chemin’’ avec eux.

Autres articles et écritures
Croire aujourd’hui

La messe dans l’histoire

La Tradition de l’Eglise… la Tradition dans l’Eglise… Introduction : Jésus, en quittant ses disciples ne leur a pas donné une Eglise ‘’clef en mains’’,

Lire la suite