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Une réflexion à partir de l’Evangile du 30 juillet 2023

Une réflexion à partir de l’Evangile du dimanche 30 juillet 2023 – Matthieu, 13, 44-52 –

Avec ces trois paraboles se termine la section : « Les paraboles du Royaume » ( 13, 1 à 52 ), avec la question de Jésus aux disciples : « Avez-vous compris tout cela » et la conclusion concernant tout scribe devenu disciple qui est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien.

Ce trésor, c’est la tradition des paroles de Jésus, c’est ‘’de l’ancien’’ ( pas du ”périmé” ) le ‘’neuf’’ c’est ce qui est produit quand on a le désir et l’audace de retravailler cette tradition, de la ré-interpréter en fonction des ‘’nouveaux’’ besoins des communautés chrétiennes et compte tenu des ‘’nouveaux‘’ défis auxquels elles ont à faire face ; ’’s’inscrire” dans l’ancien, et le renouveler, s’y inscrire pour faire du ‘’neuf’’ c’est bien là le travail auquel nous sommes tous appelés de contribuer et ce travail, c’est aussi de faire de ‘’nouvelles’’ interprétations des paraboles tout en ayant en mémoire celles qui nous sont proposées dans l’Evangile.

Dans ces paraboles il est dit que « le royaume des cieux est comparable à… » mais aucune n’en donne une définition, pour savoir ce que c’est de façon détaillée, nous sommes renvoyé à relire les Evangiles, les autres écrits du Nouveau Testament, ainsi que les réflexions qui ont été faites à leur sujet par les croyants qui nous ont précédé : mais cela ne nous donne pas des recettes pour le présent car nous avons un travail à faire en nous demandant : « qu’est-ce qu’il y a à mettre en œuvre pour un bien vivre : pour chaque être humain, entre eux, et entre les peuples ? » « qu’est-ce qui est nécessaire pour donner consistance et réalité à ce que nous désirons ? »

La liste de ce que nous pensons et désirons est longue : ‘’ la paix partout, le respect des personnes, la justice sociale, une vie humaine digne de ce nom, l’accès aux ressources de la terre, aux soins, à l’éducation, à la culture, et à ‘’ras de terre’’ dans les relations interpersonnelle : la compréhension, le dialogue, le pardon, la réconciliation, et chacun de nous peut encore continuer la liste.

En faisant une telle liste, nous n’avons pas de réponse à la question : « Qu’est-ce que c’est au juste le royaume des Cieux ? », mais la conviction que ce qui se réalise pour un mieux vivre quelque part n’y est pas étranger. Il est en germe, il est à l’œuvre là où quelque chose se réfléchit et se fait, même si c’est modeste, pour concrétiser ce qui est bon pour un bien-vivre humain.

Il est vrai qu’à partir des événements, et ce que nous en disent et nous montrent les moyens d’informations, il n’est pas évident de faire ce genre de travail de discernement et pourtant il est nécessaire pour nous éviter de verser dans le pessimisme, la résignation et le fatalisme.

Dans la troisième parabole : ‘’le filet jeté à la mer suivi du tri de ce qu’il a ramené’’ – comme dans la parabole du bon grain et de l’ivraie ( Mt 13, 24-30 ) -, il est précisé que le tri ultime c’est pour la fin du monde, mais il n’est pas inutile, de temps de temps, de nous asseoir pour faire un tri, pas chez les autres, mais chez nous ;nous pouvons, par exemple, nous demander : « dans ma façon d’exercer mes responsabilités familiales, professionnelles, associatives, sociétales, ecclésiales ou autres ; qu’est-ce qui est ‘’bon, et à garder’’ ou ‘’ qu’est-ce qui ne vaut rien, et est donc à jeter’’ ?

Pour ce qui est des critères pour faire un tri, ils sont quelque peu voisins de ceux qui donnent de discerner des germes du ‘’royaume des Cieux’’ : du genre : «  est-ce que ça favorise ou non, une meilleure ambiance, une progression en humanité, une progression dans la foi, une meilleure compréhension mutuelle, une plus grande fidélité à l’esprit de l’Evangile »

Une conviction acquise au fil du temps : c’est souvent les remarques et réactions des autres qui constituent une première indication quant au ‘’bon, à garder’’ et à ‘’ce qui ne vaut rien, ou si peu, et donc à jeter’’.

Sans le prendre pour ‘’parole d’Evangile’’ on aurait tort, par fierté mal placée, de le tenir ‘’pour nul et non avenu’’, c’est-à-dire : ‘’de ne pas en tenir compte’’ ; entre croyants, désireux de progresser sur le chemin du royaume des Cieux, il y a à ”s’entretenir” les uns les autres par une constante réflexion en réciprocité, c’est-à-dire avec des ”aller et retour” entre nous et ceux avec qui nous sommes en chemin.

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