Une réflexion à partir de l’Evangile du dimanche 10 août 2025 : Luc 12, 35-40 ( lecture brève )
« Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra… » quand Luc écrit cela, il évoque la venue du Christ ressuscité, en pleine lumière, une venue que les disciples et les premiers chrétiens croyait imminente, puis l’attente en vue de cet événement se prolongeant, elle était sûrement devenue moins vive, et une certain relâchement devait se faire sentir.
La parabole racontée par Jésus et reprise par l’évangéliste a donc servi à faire réfléchir, et à relancer l’attente, tout comme l’allusion au maître de maison qui ne connaît pas l’heure à laquelle le voleur va venir percer le mur de sa maison
Ce que nous n’avons pas, ce sont toutes les réflexions et tous les débats qu’ont suscité la méditation de cette page d’Evangile ; nous avons juste, du même auteur, le Livre des Actes des Apôtres qui nous donne une relecture de la vie de l’Eglise en ses débuts.
On peut qualifier cette vie d’Histoire Sainte, et aujourd’hui nous sommes à un moment donné de cette Histoire, qui est toujours Sainte, car nous le croyons, Dieu, par son Esprit-Saint, y est toujours présent, et que le Christ ressuscité ne cesse d’y donner des signes de ses venues.
Nous sommes donc, toujours, dans le temps de l’attente, mais il serait risqué de faire de simples parallèles entre le monde et l’Eglise du temps de Luc et le monde et l’Eglise en notre temps.
Comme il y a assez d’analyses et d’ouvrages sérieux qui en parlent, considérons surtout notre vie de baptisé selon cette ‘’image’’ : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins et vos lampes allumées » c‘est un appel à la vigilance, au discernement et à la persévérance afin de garder notre foi vivante, la nourrir, l’entretenir par la prière, la lecture de l’Evangile, la réflexion personnelle, la participation à l’Eucharistie, et d’en témoigner par nos paroles, nos initiatives et nos comportements.
Notre foi serait une simple superstition si nous ne croirions pas que le Christ vient , toujours, dans l’aujourd’hui du monde et de notre existence : entre sa séparation visible d’avec ses disciples et son retour en pleine lumière à la fin des temps, il y a sa promesse : « et moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde »
Persévérer, durer sur notre chemin de foi, en assumant, selon nos possibilités, engagements et responsabilités, ne peut pas être séparé de l’attention aux venues, certes discrètes et furtives, du Christ, : c’est une recherche permanente, un discernement à exercer, des questions à se poser : « qu’est-ce qui est pour moi, signes de la venue du Christ ?, « qu’est-ce qui me parle de lui » « à travers quel(s) événement(s), ou quelle(s) personne(s), il me parle, m’interpelle ? »
Après la partie ”lecture brève” un autre aspect de la vie du croyant est abordé – 12, 41-48 – La fidélité dans l’accomplissement de la responsabilité pastorale, on est ici dans l’après-Pâques, dans le temps de l’Église. Ceux des disciples ayant la responsabilité d’une communauté sont appelés à se configurer à la figure de l’intendant fidèle de la parabole.
Si tout baptisé est appelé à être ”à l’image du Christ’’ qui est venu, non pour être servi, pour pour servir” combien plus encore celui et celle qui a une responsabilité pastorale, avec lettre de mission, que ce soit en tant que laïc, diacre ou prêtre.
L’intendant fidèle de la parabole s’était vu confier la mission de nourrir les autres serviteurs : celui, celle qui, aujourd’hui, a, en quelque sorte, la responsabilité de ”nourrir” la vie, y compris la vie de foi, des autres baptisés est donc appelé à la fidélité dans l’accomplissement de la mission confiée, fidélité non pas d’abord à des textes, à des règles, même s’il en faut pour avoir des points de repères, mais fidélité au Christ serviteur.
Si nous avons ce genre de responsabilité, veillons à avoir des lieux d’évaluation, si possible en équipe, avec comme critère : est-ce que par les différents moyens que je mets ( que nous mettons ) en oeuvre, je suis ( ou « sommes-nous » ) en train d’encourager ceux et celles qui me sont ( nous sont ) confié pour qu’ils prennent les moyens pour nourrir leur foi et leur humanité ? Et donc de les informer de l’existence des livres, revues, articles qui peuvent le leur permettre.
En fin de compte, c’est des questions que chacun(e) peut se poser à propos de ses façons d’entrer en relation, de sa façon d’être et de faire en tous les lieux où il rencontre d’autres…
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