Une réflexion en lien avec l’Evangile du dimanche 5 octobre 2025 – Luc 17, 5-10
Au préalable, une parole de l’apôtre Paul dans sa deuxième lettre à Timothée ( 1, 7 ) « Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération »
C’est habité, animé, par cet esprit que nous avons à garder vivant et agissant le don de la foi et que nous sommes servante, serviteur à l’image de ceux que présente Jésus, il ne se contente pas de présenter un personnage et une façon de faire théorique ; il le vit à l’image du serviteur tel que, avant lui, les prophètes l’ont vécu.
Dans l’Evangile, c’est une parabole et comme tout texte de ce genre ce n’est pas à prendre au pied de la lettre pour en faire une application comme d’une recette , elle est à prendre pour regarder et éclairer notre façon d’être et de faire.
Dans la prière eucharistique n° 2, il y a le passage : « nous te rendons grâce, car tu nous as choisi pour servir en ta présence » Dans la mise en œuvre de cette parole, Jésus-Christ nous précède, lui qui a dit : « je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir », ce ‘’servir ‘’ a un grand champ de mise en œuvre et il s’agit de servir l’Homme comme l’a rappelé à son époque Jean-Paul II dans son exhortation apostolique « Les fidèles laïcs » ( 1988 ) en ces termes : « Le premier chemin que l’Église doit prendre, c’est le chemin de l’Homme, car par son incarnation Jésus-Christ s’est en quelque sorte unis à tout être humain »
Ce service de l’Homme a de multiples facettes : il se réalise, pour le croyant, en toute association, organisation, qui œuvre dans le sens des droits de l’homme, dans le sens de la justice et de la solidarité, dans la lutte contre la misère et l’exclusion et pour la réinsertion, en résumé : à travers tout ce qui contribue à humaniser la vie en société et les relations entre les gens.
Ce service se vit, en même temps, par une vie en Eglise, en paroisse ou en mouvements ; les services à y assurer sont nombreux et variés et tout aussi importants les uns que les autres et toujours avec la préoccupation d’assumer fidèlement un service auprès de nos frères et soeurs tant sur le plan humain que sur le plan chrétien. L’Église, comme toute paroisse et tout mouvement, est pour les gens et non pas l’inverse.
C’est pour accepter et assumer le service pour lequel on se sent appelé, ou sommes sollicité, que nous pouvons, comme les apôtres demander à Jésus-Christ : « Seigneur, augmente en nous la foi » la foi, qui nous donne de répondre aux exigences de l’Evangile, la foi qui consiste à faire confiance au Christ, aux autres et à soi-même, à miser sur la Parole qui est source de vie et d’espérance, à répondre aux appels que nous y discernons en y réfléchissant, si possible, avec d’autres.
Celui qui croit ainsi est capable de plus qu’il ne le pense lui-même ; c’est là un sens possible de l’image de l’arbre qui se déracine pour aller se planter ailleurs
Avoir la foi, croire en Dieu, en Jésus-Christ, ne tient pas lieu d’analyse de tout ce qui se dit, s’écrit, se débat, se décide dans la société comme dans l’Église ; informons-nous en lisant des analyses de sociologues, philosophes, psychologues, théologiens pour nous faire une opinion.
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