Accueil » Annoncer Evangile » Une réflexion pour dimanche 27 juillet 2025

Une réflexion pour dimanche 27 juillet 2025

17° Dimanche du temps ordinaire – Année C – Une réflexion à partir de l’Evangile du dimanche 27 juillet 2025 – Luc 11, 1-13
Une réflexion à partir de la première partie de cette page d’Evangile : la prière que Jésus propose à ses disciples est à l’origine de la version actuelle du ‘’Notre Père’’- nous sommes dans la relation entre Dieu et l’homme, entre les cieux et la terre, entre le divin et l’humain.
La première partie du Notre Père est tournée vers Dieu : la sanctification de son nom, son règne, sa volonté.
La seconde partie concerne l’homme : le pain nécessaire – la vie de tous les jours – le pardon indispensable – la tentation de se détourner de Dieu, de se fermer à son amour.
Dans la prière de Jésus la cause de Dieu n’est pas distincte de celle de l’homme et la cause de l’homme ne s’oppose pas à celle de Dieu.
L’élan par lequel l’homme se tourne vers Dieu pour le prier, le tourne, en même temps, vers la terre et prend en considération les réalités et les urgences terrestres.
Qu’en est-il de notre prière ? A-t-elle ces deux préoccupations ? Dieu et le monde , le ciel et la terre, ce qui concerne Dieu et ce qui, dans le même mouvement, concerne le monde, l’actualité, la vie de nos frères et sœurs humains.
Si le chrétien ne doit pas oublier ou négliger sa relation à Dieu pour ne penser qu’aux affaires du monde, il ne doit pas non plus faire l’inverse: ignorer ou dévaloriser ce qui est humain en ne prenant pas en compte la vie, les joies, les préoccupations, les détresses de nos frères et sœurs en humanité pour se réfugier dans une sorte de piété qui rassure et sécurise, ce qui n’aurait plus rien de chrétien.
Nous avons à tenir les deux bouts de la chaîne: nous tourner vers Dieu et être tourné et à l’écoute de ce qui se vit, se cherche, se réalise en notre temps pour une vie sur terre plus humaine et plus fraternelle.
En priant le Notre Père, le chrétien ne s’évade pas de la condition humaine, il ne regarde pas en arrière, à la recherche d’un passé révolu, mais il se situe dans le présent et se tourne vers le futur où germe et advient le royaume promis par le Père.
Ce regard vers l’avant, vers l’à-venir, exprime l’attitude d’espérance et de foi. Être chrétien, ce n’est pas se contenter de regarder ‘’vers le ciel’’, il y a toujours une même urgence à s’occuper de la terre.
Jésus n’invite pas à dire : «  mon pain » – ma condition de vie, mon emploi – mais il nous appelle à oeuvrer au pain universel, au pain de tous les hommes : leurs conditions de vie, de travail, de logement et tout ce qui contribue à une vie humaine digne de ce nom…
La libération des hommes ne s’oppose pas à la grandeur de Dieu, les deux vont de paire et sont indissociables.
C’est Dieu et l’Homme que nous avons à honorer et à servir , c’est le ‘’cœur’’ même du « Notre Père » et de toute prière qui se veut chrétienne.

Autres articles et écritures
Quelques homélies de 2015, 2016, 2017, 2018, 2019

Homélie de Pentecôte 14 mai 2016

Pentecôte C à Pulversheim – samedi soir 14 mai 2016- La Pentecôte, c’est maintenant.. oui, maintenant ; en entrée de cette célébration, nous avons bien chanté : Esprit

Lire la suite