Accueil » Annoncer Evangile » Une réflexion pour dimanche 4 février 2024

Une réflexion pour dimanche 4 février 2024

Une réflexion à partit de l’Evangile du dimanche 4 février 2024 – Marc, 1, 29-39
Dans cette page d’Evangile quand on parle à Jésus de la malade couchée avec de la fièvre, il s’approche d’elle, la prend par la main et la fait se lever – ‘’la faire se lever’’ c’est en grec la même expression pour dire que ‘’Jésus est ressuscité’’, qu’il a été re-levé d’entre les morts – au temps de Jésus et avant lui, la fièvre était vu comme une conséquence de l’infidélité à l’Alliance proposé par Dieu, ainsi dans le Lévitique, du temps de Moïse, il est écrit : « Si vous rejetez mes lois, je mobiliserai contre vous la consomption et la fièvre qui épuisent le regard et grignotent la vie » ( Lévitique, 26, 15-16a et Deutéronome, 28, v22 )
Marc et la communauté des croyants ont relut le geste de Jésus à la lumière de sa résurrection : il n’est pas seulement le guérisseur des débuts de sa mission, mais il est reconnu comme « Christ et Seigneur », celui qui chaque jour, continue à sauver les hommes du péché compris comme le « mauvais chemin pris » – chemin opposé à celui de l’Alliance – il est le Sauveur qui remet debout, qui fait se lever ceux qui sont prostrés, couchés, sous l’emprise de toutes sortes de mal, il est Celui qui ne cesse de libérer ses disciples pour qu’il puissent le servir à travers ce qu’ils font avec et pour leurs frères et sœurs en humanité.
À partir de là, il s’agit d’interpréter cette page d’Evangile pour notre temps, dans notre contexte  et ce à trois niveaux différents :
Un premier niveau : notre histoire personnelle : de quoi le Christ nous a-t-il déjà guérit, sauvé, libéré, relevé  ? Son action est passée par des ‘’ médiations humaines ’’ ( des personnes ) Pour le discerner et le reconnaître faisons un retour sur notre vie, faisons une relecture de ce que nous avons déjà vécu.
Le deuxième niveau, c’est l’Eglise : à la suite des apôtres, l’Eglise a reçu la mission de continuer l’action salvifique du Christ tout au long de son histoire, elle s’est donnée des moyens pour le faire. En notre temps c’est à travers des organisations, comme le Secours Catholique, dont les membres visitent et aident des personnes à mieux gérer leur quotidien et surtout se rendent proches d’elles et les écoutent, et à travers le C.C.F.D. – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement – dont la mission est de relever, de remettre en route, d’accompagner et de rendre acteurs de leur destin les oubliés et les laissés pour compte de la mondialisation dont souvent le seul moteur est la rentabilité à tout prix.
Le troisième niveau, c’est notre implication : comme baptisés, membres de l’Eglise, nous sommes participants de cette mission : comment essayons-nous, pensons-nous, faire œuvre de salut, de libération, de ‘’ faire se lever ’’ ‘’ se relever ’’ des personnes ? Que ce soit par notre écoute, nos paroles, nos comportements, nos initiatives, nos actes à leur égard, et puis, où et avec qui vérifions-nous que nous sommes bien sur ce ”chemin”.
L’Eglise est appelée par le Christ  à sortir, à aller ailleurs, et partout, pour proclamer la Bonne Nouvelle en étant attentive à la vie des gens et en agissant en leur faveur.. C’est bien ce que Benoît XVI avait écrit, en son temps, dans sa première encyclique « Dieu est amour » : «  L’amour du prochain, enraciné dans l’amour de Dieu, est avant tout une tâche pour chaque fidèle, mais il est aussi une tâche pour la communauté de l’Eglise, du plan local jusqu’à l’universel. L’Eglise doit pratiquer l’amour, et l’amour a besoin d’organisations pour accomplir ce service ».

Autres articles et écritures
Prier et réfléchir

Les Droits de Dieu

Le droit de faire briller son soleil sur les méchants comme sur les bons. Le droit de soutenir le pauvre sans défense devant le riche

Lire la suite