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Une réflexion pour le Jour de Pâques

Une réflexion pour le Jour de Pâques 2026
Au cœur de nos célébrations pascales il y a la résurrection de Jésus, annonce de notre résurrection selon la formulation du « Je crois en Dieu ». Arrêtons-nous un instant à la phrase : «  Je crois à la résurrection de la chair » –
Que disons-nous ainsi ? Un jour, les molécules de ce qui nous constitue vont disparaître, et il ne restera plus rien de ce que nous en voyons actuellement –
et pourtant nous pouvons croire à ‘’ la résurrection de la chair ! ‘’ car le mot ‘’chair’’ vient d’un mot hébreu qui signifie la fragilité de l’homme, sa vulnérabilité, le caractère provisoire de l’existence terrestre
je crois à la résurrection de la chair : nous disons ainsi que ce qui est actuellement fragile, vulnérable et provisoire, Dieu le rendra accompli, inaltérable et définitif, – comment ? Dieu seul le sait !
Nous n’en avons actuellement que des ‘’signes’’ et le plus fort, est en nous : ‘’c’est notre désir de vivre et d’être le plus heureux possible’’
Si ce désir-là n’a pas été inscrit en nous par le Dieu révélé par Jésus-Christ, qui donc aurait pu le faire ?
Et ce désir-là est le ‘’moteur’’ le plus puissant qui anime l’homme et qui agit en lui !
et ce désir de vie se déploie dans de multiples désirs :
comprendre d’où vient l’homme, d’où vient l’univers, – maîtriser la matière, utiliser les énergies de la terre, l’aménager, combattre et éradiquer les maladies, promouvoir la justice, le droit, la paix, – vouloir une vie digne pour tout être humain, vouloir que chacun soit respecté, reconnu, aimé, autant de signes, pour nous chrétiens, de la résurrection à l’œuvre dans la vie de notre monde et dans notre vie.
Ressusciter ! tel est notre destin selon le désir de Dieu –
dans ressusciter on peut retenir susciter ce qui signifie : faire naître, être cause de, provoquer, déclencher
Re-susciter : re-suscitons donc et déjà maintenant
en faisant re-naître la confiance là où il y a de la défiance
la compréhension là où il y a du malentendu
le respect là où il y a du mépris
la paix là où il y a du conflit
Comme le monde dans lequel nous vivons, comme tous les humains dont nous sommes les frères quel que soit leur croyance et leur origine, nous sommes le premier terrain du combat entre le bien et le mal, du combat entre l’amour et la haine, du combat entre les forces de vie et les forces de mort
Dans l’Evangile du jour de Pâques il est écrit que Marie-Madeleine a vu que la pierre avait été enlevée du tombeau –
Voyons-nous bien toutes les pierres qui risquent de bloquer ou d’ensevelir les hommes ? : les injustices, le non-respect de leur dignité, les misères, les oppressions, les manipulations et les mensonges de toutes sortes …
Voyons-nous bien tous ces hommes et ces femmes qui s’efforcent, selon leurs convictions, d’alléger ou d’enlever ces pierres-là ?
Qu’en ce jour où nous célébrons le fondement de notre foi, que Dieu enlève, et nous aide à enlever, de notre vie ce qui nous freine, nous alourdit ou même nous empêche parfois de participer à l’oeuvre de vie et de résurrection qu’il accomplit, à travers tant d’homme et de femme dans notre monde

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